Rigueur et authenticité
comme
vecteurs d’innovation

Sujets et thèmes abordés : Innovation + Développement durable + Maillage entreprises + Expérience client + Ressources Humaines

Innove Inc. 28 – Comment mobiliser pour bien croître?

Innovation, Développement durable, Innove inc., Expérience client, Maillage entreprises, Ressources humaines

  
Note : Connexion Laurentides n’est en aucun cas responsable des affirmations émises par les invité.e.s. Veuillez noter que cet épisode a subi quelques coupures au montage de manière à fournir un résumé captivant.

Oui, l’épisode Comment mobiliser pour bien croître? aborde le thème de la transformation durable d’une destination de tourisme d’affaires de calibre international. On y parle aussi de processus de mobilisation nécessaire pour créer des projets plus grands que nature.

 

Mais surtout! Dans le confort du studio Les frères Grand à Morin-Heights, nos deux invitées discutent en toute authenticité d’innovations qui ne sont pas que technologiques, de rigueur et d’ouverture.

 

Pour l’épisode 28 d’Innove Inc., nos deux invités sont des femmes inspirantes qui ont à cœur le rayonnement des Laurentides, Cristina Romero, directrice générale de l’Association de villégiature Tremblant et Mme Isabelle Foisy, présidente et fondatrice de Point Cardinal Inc.

 

🎧 Une écoute enlevante qui amène l’innovation vers de nouveaux sommets!  

Présentation de nos invité.e.s

Cristina Romero, directrice générale de l’Association de villégiature Tremblant 

Cristina Romero est directrice générale de l’AVT, l’Association de villégiature Tremblant. Cet OBNL regroupe plus de 3200 membres, dont Station Mont Tremblant. L’objectif de l’AVT est d’appuyer la croissance durable de la destination afin d’en faire l’une des meilleures au monde. Mme Romero cumule plus de 30 ans d’expérience en direction générale, ventes, marketing et développement d’affaires, et nous sommes ravis de l’avoir attrapé en pleine période achalandée pour cet enregistrement.

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Isabelle Foisy, présidente et fondatrice de Point Cardinal Inc.

Dans la chaise de l’experte invitée se trouve Isabelle Foisy, présidente et fondatrice de Point Cardinal Inc.., un cabinet-conseil en en gouvernance, stratégie, innovation et ESG.. Ces dernières années, Mme Foisy était PDG de QuébecInnove, un organisme qui avait le mandat d’accélérer l’innovation des entreprises au Québec. Déterminée à créer de la valeur pour les entreprises, cette passionnée carbure à faire avancer les organisations pour qu’elles aient encore plus d’impact et œuvre depuis près de 30 ans au sein de plusieurs conseils d’administration. Elle s’est impliquée dans le projet de destination en accompagnant l’AVT dans sa démarche de mobilisation. 

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Inspirations de nos invité.e.s

Cristina Romero, directrice générale de l’AVT

 

  • Cristina Romero nous suggère la veille stratégique comme outil d’inspiration ! Il est primordial pour chaque entrepreneur de développer sa veille stratégique : que ce soit aussi simple que de lire vraiment dans tout ce qui tourne autour de son industrie et ou d’aller aussi loin que de lire des recherches vraiment scientifiques sur le sujet.

 

Isabelle Foisy, présidente et fondatrice de Point Cardinal Inc.

 

 

Carmen G. Sanchez, directrice générale de Connexion Laurentides

 

Extraits de l'épisode Innove Inc. 28 - Comment mobiliser pour bien croître?

1. Qu’est-ce que l’innovation pour vous?

Cristina Romero :  Je pense que c’est un état d’esprit avant tout. Cet état d’esprit, c’est de se mettre un peu au bout de sa chaise, puis de se permettre d’évaluer ce qui fonctionne bien, ce qui fonctionne moins bien, mais aussi de regarder quelles sont les différences qu’on a comparativement à la concurrence. Il faut s’interroger : est-ce qu’on peut se permettre d’accueillir des nouvelles idées?

Ensuite, il faut les

  • matérialiser
  • commercialiser
  • implanter 
  • et évaluer pour en faire une valeur ajoutée

 

Isabelle Foisy : Bien sûr, on peut parler de technologie, mais l’innovation pour moi, est aussi dans la façon de faire, dans le processus qu’on peut développer pour solliciter toutes sortes de joueurs avec des idées différentes, et des objectifs différents. 

 

Et c’est dans le «comment» on canalise ces énergies-là qu’on peut voir s’installer des innovations. Mais ça prend une grande volonté de la part de l’équipe qui a inauguré la mise en place du projet. 

2. Quel est ce chantier immense qui est en cours à l’Association de villégiature Tremblant ? On parle quand même de 1900 unités dans 13 hôtels. Ça représente 5 bannières, 52 salles, 60 000 pieds carrés d'espace intérieur. Mme Romero, que pouvez-vous nous dire sur les grands pans de cette démarche?

Cristina Romero :  Tout est parti de la volonté de faire mieux et de se distinguer avec une offre de tourisme d’affaires plus développée.  Donc, les partenaires, évidemment de tout acabit, devaient également avoir un portrait juste et réaliste de leur implication ou de leur responsabilité dans ce projet. Et c’est là qu’on a commencé par un diagnostic et un portrait de la situation sous les aspects de la technologie dans le monde des congrès.

 

Un des grands objectifs de ce projet, c’était comment grandir de l’intérieur? C’est un grand défi que de dire que nous avons x milliers de pieds carrés. Mais ils sont quand même séparés dans des salles, dans des lieux différents,  à des distances qui sont quand même raisonnables. Et ça, c’était un des points qui nous a permis de rêver à ce projet là, c’est d’unir de façon technologique ces salles pour tenir et accueillir des plus grands groupes. Alors, on ne parle pas nécessairement d’aller dans des investissements d’infrastructures proprement dites, mais plutôt d’une approche technologique. 

 

Le deuxième objectif, c’était également un aspect très important qui était le packaging et l’offre du produit. Deux études en parallèle se sont tenues pour nous aider à cheminer vers des solutions qui seront matérialisées dans une nouvelle offre à venir prochainement.

3. Cette démarche de mobilisation n'est pas simple. Comment est-ce qu'on y arrive?

Isabelle Foisy :  Nous avons choisi de faire une approche hyper personnalisée. Initialement, on ne se le cachera pas, on pensait faire un sondage, aller chercher l’information auprès des différentes parties prenantes. Mais force est de constater qu’on demandait aussi de l’information quand même assez sensible. Puis, bien on s’est rendu compte que de parler aux gens, c’était ça qui était le plus important.

 

Donc cette approche de collaboration, mais aussi de pouvoir avoir une confidentialité dans les données qu’on était capable de recueillir de façon individuelle, a été hyper intéressante, ce qui nous a vraiment permis de faire, je dirais, des dizaines et des dizaines et des dizaines d’appels, autant avec. Pour bien comprendre aussi les freins, puis les moteurs aussi de chacune de ces différentes personnes là à qui on parlait, puis dans la même organisation et on pouvait parler à différentes personnes. Parce que clairement, si on parle à la personne qui, par exemple, est la direction générale de l’organisation, à un point de vue peut être plus gestion, peut être plus à haut niveau. Puis rapidement, on s’est rendu compte qu’il y avait aussi une importance de parler aux gens qui étaient là aussi au niveau technologique.

 

Donc de cette compréhension là, entre différents points de vue à toutes sortes de différents partenaires a été riche en informations qui nous a permis vraiment de cumuler et faire le diagnostic des problématiques et aussi des solutions possibles. Et donc, en ce sens là, je dirais que la collaboration a été clé dans l’ensemble de cette démarche.

 

On vient de déposer à cet été les deux études, celle de Point Cardinal et également celle de innocente. Ces deux études nous permettent maintenant de de phaser la progression qu’on veut à présent. Et les prochaines phases sont beaucoup plus conceptuelles et de packaging. C’est-à-dire qu’on va faire appel à d’autres professionnels pour venir créer des thématiques qui correspondent justement à ces ambitions qui sont ressorties de nos deux études du côté technologique, en respectant tout ce qu’on a extrait de cette étude qui nous amène maintenant aussi à considérer beaucoup plus non seulement les lieux de pieds carrés tel qu’on les a nommés en début de de cet entretien, mais aussi l’extérieur. Comment vivre des événements à l’extérieur des murs? Comment vivre même de façon unplugged? On s’est plu à découvrir des demandes qui nous ont été faites, de ne pas toujours être en mode technologie, mais aussi d’être en mode unplugged. Et le terrain de jeu en nature environnant nous permet ce type d’événement là et ensuite, c’est de vraiment de faire vivre une expérience.

4. Auriez-vous des trucs à nous partager ou des incontournables pour faire cette démarche dans un contexte de développement d’un nouveau produit ou d’un nouveau service ?

Carmen-G. Sanchez : Justement, il est donc question de réussir une mobilisation, oui, mais ce que je trouve intéressant c’est qu’on peut transposer la démarche aussi à d’autres types de projet. Il s’agit d’aller à l’écoute de nos fournisseurs, de nos clients, de nos partenaires, de nos collaborateurs.  Auriez-vous des trucs à nous partager ou des incontournables pour faire cette démarche-là dans un contexte de développement d’un nouveau produit ou d’un nouveau service ?

 

Cristina  Romero : En fait, je vais vous traduire ma recette, elle est vraiment toute simple. C’est qu’il faut croire que les meilleures idées sont dans la tête des autres. Et une fois qu’on accepte cet élément là, on accepte de s’ouvrir. 

 

On accepte ces idées qui peuvent provenir de toute l’organisation. Je dis bien toute l’organisation et le défi réside de communiquer nos ambitions à nos employés, à nos fournisseurs et à nos partenaires. Une fois que cette contamination là positive est faite, c’est une confiance qui s’installe. On crée un terreau fertile pour évidemment faire rentrer des idées et ça devient un peu notre laboratoire. Ça devient un peu aussi nos chercheurs, nos scientifiques. Alors il ne faut pas chercher tellement loin. C’est au bout de nos doigts, c’est simplement de se donner l’occasion de créer ces environnements là de partage et de collaboration, d’intelligence collective. On peut utiliser toutes sortes de mots, mais c’est à la fin un réservoir d’idées qui ensuite permet de créer, d’innover. 

 

Isabelle Foisy : Moi j’ajouterais que la rigueur dans le processus est aussi hyper importante. Et aussi, n’oublions pas que l’innovation, oui, c’est plein d’essais et d’erreurs, mais quand on a aussi cette ouverture là à être à l’écoute. 

Cristina Romero : Oui, tu as raison. J’essaie de me placer un peu dans les souliers de tout entrepreneur et j’aimerais peut-être arrimer un peu les démarches qu’on doit faire pour convaincre les gens qui nous entourent. Que ce soit son associé, son partenaire, ses bailleurs de fonds, son banquier, son conseil d’administration. Tout ça ne peut pas se faire s’il n’y a pas de rigueur s’il n’y a pas un plan, une démarche, une méthodologie qui démontre l’investissement de temps, la rigueur qu’on doit y apporter, de ne pas se faire des illusions non plus. Du temps que ça va prendre pour livrer des investissements qui seront peut être nécessaires, de gérer la gestion du changement d’une telle innovation dans une organisation. 

 

Alors je pense que la méthodologie, la planification, la rigueur, se faire challenger aussi par des gens, c’est excellent. Le fait d’appeler un mentor ou quelqu’un qui peut nous aider peut être à valider la démarche. Et ça, des fois, c’est encore le mot confiance. On prend confiance, on inspire confiance et là, c’est là que le rêve peut devenir réalité et que l’idée du projet n’est plus portée que par une seule personne, mais par tout l’écosystème autour de l’organisation.

5. Comment se traduisent vos valeurs d'éco-responsabilité dans le projet en cours?

Cristina Romero : Le développement durable pour nous, c’est de s’assurer, lorsqu’on entame ce processus, d’avoir des gains.

 

Des gains qui peuvent être tant au niveau des infrastructures, des fournisseurs, etc. De quelle façon on peut mieux travailler avec ceux qui approvisionne nos groupes et congrès, mais aussi de diminuer notre empreinte, de travailler sur les matériaux utilisés, de mutualiser aussi, de ne pas dupliquer. 

 

Bien souvent, quand on fait affaire avec des grands partenaires comme nos groupes hôteliers, que ce soit le Western, le Fairmont, le Marriott, etc., ces grandes bannières investissent dans la technologie. Mais est ce que mutuellement, on peut peut être s’aider, ne pas multiplier et travailler plus en concertation? Alors ce sont des avenues que nous avons regardées justement pour offrir, peut être à partir du camp de base, des éléments technologiques qui pourraient servir à plus d’un. Donc, dans la grande famille du centre de villégiature, c’est aussi de travailler avec des personnes évidemment très, très près de nos standards d’éco-responsabilité et de faire progresser justement ces standards, non seulement à travers chaque action qu’on pose, mais aussi dans la sensibilité que nos clients. 

 

Isabelle Foisy : L’éco responsabilité doit évidemment faire partie de nos réflexions. On ne peut pas ne PAS parler des principes ESG. Il faut absolument que ça devienne dans notre stratégie d’entreprise, dans nos processus, ce qu’on met en place bien. Si on veut être innovant, je pense aussi qu’il faut penser à comment ça développement durable, comment l’éco responsabilité fait partie maintenant. autant des finances et du marketing et de tout ce qui touche la responsabilité d’entreprise est maintenant hyper importante. 

6. Pouvez-vous nous expliquer que sont les principes ESG?

Isabelle Foisy : Avec grand plaisir!

E= environnement, S= social et G c’est gouvernance.

Comment notre organisation peut-elle mettre en place certaines stratégies pour en assurer la pérennité? Tant au niveau financier, qu’au niveau social, environnemental et de gouvernance, tout est intimement lié. On ne peut pas travailler les principes ESG sans travailler les principes économiques. C’est une responsabilité corporative qui est de plus en plus populaire et on veut s’assurer que nos conseils d’administration et nos organisations mettent ça à l’ordre du jour. Parce qu’au niveau compétitivité, si nous on ne le fait pas, d’autres organisations vont le faire. On n’est pas sans savoir qu’aujourd’hui, si on n’est pas en train de parler d’ESG à nos banquiers, nos investisseurs, nos fournisseurs, on passe à côté d’un élément essentiel dans l’élaboration de notre stratégie.

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